Bruit : un agent toxique au travail

(Dernière mise à jour : 11 décembre 2017)

Du simple cliquetis du clavier aux bruits intenses comme ceux de la tronçonneuse, le bruit reste un agent gênant et nocif au travail. Dans le cadre de la 2e édition de la Semaine de la santé auditive au travail, l’Ifop et la JNA ont mené une petite enquête là-dessus. Tous les salariés questionnés, quel que soit leur secteur d’activités ont donné la même confirmation : le bruit est un mal gênant, source de stress, de perte de concentration, voire de perte d’audition.

Le bruit, un omniprésent ?

Le bruit peut revêtir plusieurs formes et il varie d’une entreprise à l’autre : sonnerie de téléphone, discussions, bruit du clavier, bruit de la photocopieuse, bruit d’un groupe électrogène, … Il est omniprésent dans notre environnement professionnel. Même si les travailleurs s’en accommodent tant bien que mal, il reste nocif et toxique pour la santé auditive.

Plus de la moitié des travailleurs parlent de «nuisance sonore »

Bruit : un agent toxique au travail

Quand le bruit est qualifié de « nuisance sonore », c’est parce qu’il a atteint un niveau insupportable. Parmi les travailleurs interviewés, plus de la moitié le décrive comme tel. Ce sont surtout les ouvriers qui s’en plaignent puisque plus de 60 % d’entre eux trouvent le bruit nocif. Viennent ensuite les jeunes travailleurs de 25-34 ans qui atteignent les 57 % et les travailleurs de la région parisienne à raison de 56 %.

Le bruit, source de fatigue

Même s’il est parfois anodin, le bruit nous tape sur les nerfs et engendre stress, tension, perte d’attention et maux de tête. Sept personnes sur dix trouvent qu’il génère, au final, une certaine lassitude. Ce sont surtout les jeunes de 18-24 ans qui le trouvent fatigant avec un pourcentage de 97 %. Les moins de 35 ans sont 88 % à se ranger sur cet avis.

Baisse de productivité

Quand on est fatigué, on est moins productif. Cela est notamment le cas dans les domaines socio-professionnels puisque 84 % des salariés se disent moins productifs à cause du bruit. Les travailleurs en région parisienne sont, quant à eux, 64 % à le trouver gênant contre 63 % auprès des professions intellectuelles supérieures lesquelles perdent aussi leur concentration et voient leur production décroître.

Des conséquences graves sur le long terme

Si, dans les premiers temps, le bruit peut représenter une simple gêne, il peut, à plus long terme, engendrer :

  • une perte d’attention dans 81 % des cas
  • des difficultés de compréhension dans 80 % des cas
  • une lassitude à l’égard du travail dans 67 % des cas
  • des problèmes auditifs et acouphènes dans 56 % des cas

Abisco propose, aux professionnels, différents types de protection auditive.

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