Chantiers à l’étranger : sont-ils assez contrôlés ?

chantier à l'étranger

Si les groupes internationaux revendiquent faire attention à leurs chantiers et usines à l’autre bout du monde, qu’en est-il réellement ? La France vient de créer une loi sur le devoir de vigilance.

Les entreprises oublient-elles de contrôler leurs chantiers à l’étranger ?

Ceci n’est plus un secret, les conditions de travail diffèrent drastiquement selon les pays et certains comme le Qatar, pourtant pays prospère, figurent parmi les plus mauvais élèves du monde. Les employés meurent sur les chantiers ou sont sous-payés sans que pour autant le pays ne s’en inquiète. Cette différence de traitement impacte bien évidemment les multinationales et entreprises étrangères qui sous-traitent dans ces pays. Le récent scandale des ateliers de confection de marques européennes en Asie a poussé le vieux continent à réagir. Les multinationales ne pourront plus ignorer les conditions de vie de leurs sous-traitants et employés dans des pays moins bien en avance sur le droit du travail.

Le bon exemple de la France

Historiquement, Pays des Droits de l’Homme, la France vient de mettre en place une loi qui oblige les multinationales du pays opérant à l’étranger à observer une politique de vigilance à l’égard du respect des Droits de l’Homme, de l’environnement et de la lutte contre la corruption. Entre 150 et 200 entreprises françaises seraient concernées par ce texte. Si certaines s’engagent déjà sur ce terrain, celles qui ferment volontairement les yeux risquent gros, jusqu’à 10 millions d’euros d’amende. A noter que les entreprises françaises sont celles qui sont le plus avancées en matière de responsabilité sociale.