Dioxyde de carbone : connaître les risques et les moyens de se protéger

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Le dioxyde de carbone (CO2) est présent dans de nombreux domaines d’activités, comme dans la pratique de la viticulture. En effet, durant la période des vendanges, le taux de CO2 dégagé par les produits viticoles augmente et devient critique, en particulier durant le décuvage ou le soutirage puis lors du stockage en cave.

Pourtant, il ne s’agit pas d’un gaz inoffensif pour l’homme, son inhalation pouvant entraîner certains risques pour la santé. De densité supérieure à celui de l’air, le CO2 a tendance à s’emmagasiner dans les sous-sols. Il n’a pas d’odeur et est invisible à l’œil nu, ce qui implique des équipements spécifiques pour sa détection.

Viticulture : d’où vient le Co2 ?

En viticulture, la fermentation commence dès l’ouverture de la peau des raisins à une température dépassant les 12°C. Le jus de raisin se transforme progressivement en alcool lorsque les levures contenues sur les peaux de raisins entrent en contact avec le sucre. Plusieurs substances sont alors dégagées : dioxyde de carbone, glycérols, éthanols, acide acétique, composés d’arômes ou encore acide succinique. La libération de Co2 va être l’un des plus importants risques en viticulture.

Seuils du taux de Co2

Durant la saison des vendanges, les travailleurs doivent particulièrement être attentifs aux divers seuils de taux de Co2, au-dessus desquels les risques pour leur santé augmentent. Le personnel qui travaille de façon permanente dans les zones viticoles est celui qui s’expose aux plus graves dangers, d’autant plus que ces personnes ont tendance, avec le temps, à s’habituer à la présence de Co2 et à négliger les consignes de sécurité. Pour les travailleurs saisonniers, les risques ne sont pas non plus moindres. Ignorant généralement les dangers qu’ils encourent ils exposent leur organisme à un certain seuil de Co2 pouvant leur être fatal. Dans l’air ambiant, le Co2 est omniprésent et son taux avoisine 400ppm. Lorsque ce taux atteint 1000ppm, les risques commencent à apparaître au point d’accroître la respiration à 2000ppm. Les spécialistes estiment qu’un seuil de 5000ppm correspond à un environnement impropre aux conditions d’hygiène. Si le taux dépasse 30000ppm, les personnes exposées commencent à ressentir des difficultés à respirer, des crampes ou même la une perte de connaissance. A 200000ppm, la mort est un risque réel.

Protection contre le Co2

Les zones viticoles doivent être convenablement aérées de façon à ce que l’air des locaux soit constamment renouvelé. En viticulture, les détecteurs de gaz sont particulièrement pratiques, car ils permettent de déceler rapidement le Co2. Par ailleurs, il existe des appareils pour protéger les voies respiratoires, tels que les masques à gaz. Il faut aussi prévoir des dispositifs d’intervention dans les meilleurs délais (harnais, appareils respiratoires de secours…).

 

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