Doit-on éditer des normes pour l’air ?

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Un air pollué, comme c’est le cas dans les zones agricoles, peut entraîner des troubles plus ou moins graves chez les personnes sensibles (asthmatiques…) ou en contact quotidien avec cet environnement. Cette pollution de l’air peut être due à de nombreux facteurs dont les pesticides.

Comment les pesticides contaminent-ils l’air ?

Dans les zones agricoles, l’utilisation de pesticides est courante et ces produits finissent par contaminer l’air de différentes manières.

Durant leur application : avant même que le produit n’atteigne le sol, une partie est disséminée par le vent et c’est cette dérive qui contamine l’air que nous respirons.

Après leur application : même si le produit atteint le sol, le vent peut encore soulever une partie de la poussière et avec elle une partie des pesticides.

 

Peut-on mesurer le niveau de pesticides dans l’air ?

Oui, cela est désormais possible à l’instar des 29 campagnes de prélèvement menées et programmées tout au long de cette année. Pour ce faire, des préleveurs dotés de filtres ou de mousses, selon la nature du produit à détecter, ont été installés à la frontière des cultures et des habitations. Les molécules phytosanitaires chimiques vont alors se fixer sur ces préleveurs et un laboratoire de Poitiers se chargera par la suite d’effectuer les différentes analyses qui s’imposent.

 

Y a-t-il des normes concernant la contamination de l’air par les pesticides ?

A l’heure actuelle, il n’existe aucune véritable norme concernant la contamination de l’air par les produits phytosanitaires. Seule la pollution de l’eau et des aliments est réglementée. Toutefois, cela risque de changer. En effet, le gouvernement se penche de plus en plus sur la question et tend à restreindre l’utilisation de pesticides dans les activités agricoles.

 

Quelles complications cette pollution entraîne-t-elle ?

De nombreuses études sur les produits phytosanitaires tirent la sonnette d’alarme pour alerter les autorités et la population sur les risques que présentent ces produits. On sait aujourd’hui qu’ils sont à l’origine de nombreux cancers, d’une réduction de la fertilité, de cas d’autisme, de malformations ou encore de maladies neurodégénératives comme Parkinson ou Alzheimer. Les premières victimes de cette pollution sont bien sûr les agriculteurs, en contact avec ces produits au quotidien, mais également toute la population environnante.

Qu’en disent les autorités ?

Jusqu’ici, aucune mesure vraiment concrète n’a été prise pour maîtriser ce phénomène, toutefois un amendement a déjà été voté par le Sénat en juillet dernier. Cet amendement a été voté à l’occasion de l’adoption en deuxième lecture du projet de loi d’avenir pour l’agriculture. Il a pour objectif de limiter la dissémination de pesticides dans les terrains cultivés situés près de lieux d’habitations.