La prévention du risque amiante devrait être une priorité

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L’amiante est un matériau souvent utilisé dans les industries et dans la construction. Une loi parue en 1997 interdit déjà son utilisation, mais certains professionnels ont réussi à passer outre cette loi étant donné que l’amiante est bon marché et leur promet plus de bénéfices.

Toutefois, l’amiante est néfaste et si certaines conséquences apparaissent directement, d’autres sont latentes et n’apparaissent que plusieurs années plus tard comme le font le mésothéliome et d’autres types de cancers. Le combattre devrait donc être une cause nationale et la prévention du risque amiante une priorité pour tous.

28 propositions pour lutter contre l’amiante

Un rapport regroupant 28 propositions de prévention du risque amiante vient d’être publié récemment par le Comité de suivi « amiante ». Ce Comité a été créé en 2013 et cherche, depuis lors, les meilleurs moyens pour éradiquer totalement ce matériau destructeur. Le rapport édité par l’Andeva leur semble donc prometteur d’où sa publication.

L’Andeva

L’Andeva ou Association Nationale de Défense des Victimes de l’Amiante a édité les 28 propositions pour mener correctement leur lutte. Selon le Comité de suivi « amiante », elles sont toutes recevables et promettent une éradication en toute sécurité de l’amiante.

Le désamiantage prend il de l’envergure ?

Ciblant le désamiantage total, le Comité de suivi « amiante » et l’Andeva se lancent dans un travail laborieux, car selon Alain Bobbio, Secrétaire Général de l’Andeva, plus de 20 millions de tonnes d’amiante sont aujourd’hui encore éparpillées dans différentes structures telles des écoles, des hôpitaux, des entreprises, des maisons particulières… Bref, l’amiante se trouve encore partout d’où la nécessité de faire de sa prévention une priorité nationale. La dégradation de ces matériaux au fil des ans est d’autant plus dangereuse qu’il est urgent de réagir au plus vite pour mettre en place un désamiantage plus sécurisé.

Quelques propositions du rapport

Parmi les 28 propositions de l’Andeva, le Comité de suivi « amiante » s’intéresse surtout sur quelques-unes d’entre elles. On cite ainsi :
– La stratégie pluriannuelle de désamiantage qui peut être adoptée en même temps que le plan d’éradication nationale et régionale du comité.
– La création d’une base de données virtuelle publiant les Dossiers Techniques Amiante ou DTA. Cette base de données serait accessible au public pour que tout le monde puisse connaître les endroits susceptibles de contenir de l’amiante. Rappelons que cette proposition avait déjà été soumise par Claude Got en 1998. Malheureusement, depuis 15 ans, les gouvernements qui se sont succédés ont émis un refus catégorique face à cette création de base de données. On espère alors que l’Andeva aura gain de cause, car si les DTA sont publiés en ligne et ouverts au public, chacun pourra s’informer des risques auxquels il est quotidiennement exposés.

Le manque de communication sur le risque amiante est évident

Dans ce rapport, l’Andeva souligne également que le manque de communication sur le risque amiante est une évidence. C’est pour cette raison que le Comité souhaite instaurer un site unique d’informations, car, avec les bribes de renseignements non vérifiés trouvées sur divers sites, le public n’arrive pas vraiment à imaginer l’ampleur du phénomène et ne sait pas réellement de quoi il retourne. Au travers d’un unique site, le Comité pense alors que le public aurait accès à des informations justes et mises à jour de manière régulière.

Qu’en est-il du refus du HCSP ?

Pour rappel, le HCSP (Haut Conseil de Santé Publique) a refusé la mise en place immédiate d’une prévention du risque amiante et souhaite repousser en 2020 l’abaissement du taux de fibres d’amiante contenues par litre d’air. L’abaissement de 5 fibres par litre d’air à seulement 2 fibres ne sera donc pas encore mis en place et selon le Comité de suivi « amiante », cette décision se base sur des raisons purement économiques et politiques qui n’ont rien à voir avec la protection de la Santé publique. En refusant la prévention et en le reportant le projet sur plusieurs années encore, le HCSP va donc à l’encontre des décisions du Comité de suivi « amiante » et de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses).

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