La souffrance au travail : ce que le CHSCT doit faire

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Le CHSCT ou Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail a pour rôle de garantir la sécurité et la santé des travailleurs dans l’entreprise. Devant un cas de souffrance au travail, il se doit d’agir, mais dans les règles de l’art.

La souffrance au travail

Cette situation se définit par la détresse chez un salarié, qui si on l’ignore, peut mener à un suicide. Cette souffrance peut se présenter sous diverses formes comme une baisse de motivation, des absences fréquentes et répétitives, de la tristesse, une prise de bec avec les autres salariés, une impossibilité à rendre le travail au délai fixé, la présence au bureau à des heures tardives … Ces situations peuvent être des symptômes d’une souffrance au travail, tout comme elles peuvent seulement traduire une mauvaise humeur, un problème personnel, un rattrapage dans le travail… Le CHSCT doit donc faire attention à bien différencier une réelle détresse ou une situation passagère pouvant s’expliquer par une raison précise. Il faut noter que ce ne sont pas les seuls signes d’une souffrance donc là encore, le CHSCT doit analyser toutes les situations pour ne pas se tromper.

Que faire face à une souffrance au travail ?

Devant une souffrance au travail, tous les acteurs ont un rôle à jouer. Le salarié concerné peut venir lui-même en parler au CHSCT ou ses collègues peuvent parler pour lui. Lorsque cette situation est confirmée, le comité doit agir très vite pour limiter les dégâts.

Qu’est-ce que le CHSCT doit faire ?

Lorsqu’il a été confirmé qu’un salarié souffre réellement, le CHSCT doit impérativement informer l’employeur, car lui seul peut détecter si l’origine du mal-être ne proviendrait pas d’un harcèlement managérial ou de l’organisation du travail.

Il peut également orienter le salarié vers un professionnel comme le médecin traitant, le médecin du travail, l’inspection du travail ou encore les organisations syndicales dans le cas où la détresse serait causée par un harcèlement.

Lorsque la souffrance au travail touche plus d’un salarié, le comité peut mener une enquête plus en profondeur pour identifier les causes de ce phénomène. Il peut mettre en place des actions de prévention au sein de l’entreprise pour éviter que la situation ne se présente de nouveau.

 

Le CHSCT est donc un acteur actif pour lutter contre la souffrance au travail, mais quelles que soient les situations auxquelles il fait face, il ne doit jamais sortir de son rôle, mais intervenir en toute légalité.