Personnes handicapées : quelles solutions d’accompagnement proposées par l’Etat ?

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Actuellement, il existe de nombreux cas où une personne en situation de handicap, en raison de son attitude violente ou de son instabilité, soit délaissée par la société. Face à cette réalité, un rapport intitulé « Zéro sans solution » a été remis par Denis Piveteau à la fin du mois de juin 2014. Dans ce document, l’auteur insiste sur le devoir de chacun pour empêcher les ruptures entre les personnes en situation de handicap et leur entourage. L’auteur émet des propositions, ce qui rappellent que la politique actuelle concernant le handicap n’est pas favorable aux personnes fragilisées.

Les attentes

Ce rapport a été fait sur commande du gouvernement en décembre 2013, le but étant d’apporter des solutions aux besoins des personnes en situation de handicap qui se heurtent à des ruptures au cours de leur séjour dans les établissements spécifiques. Il s’agit également de trouver les solutions adéquates pour qu’elles puissent y séjourner durablement. Pour accomplir cette mission, les principaux intervenants dans le milieu de l’accompagnement médico-social et dans le domaine des soins ont été auditionnés par 2 groupes de travail. En premier lieu, il s’agit de faire évoluer les processus administratifs adoptés par les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPRH). On s’attend également à ce que l’accueil et l’accompagnement soient mieux organisés pour que les réponses soient durables pour toute situation.

Satisfaction de quelques associations

Les acteurs dans le domaine de la santé et des personnes handicapées sont plutôt satisfaits de ce rapport et affirment se pencher sur ses suites, liées à la préparation de loi sur la santé, la modification de tarifs dans les centres et services médico-sociaux et la conférence nationale du handicap qui se tiendra à la fin de l’année. Des associations, dont l’Apajh, qui ont pris part aux groupes de travail sont tout aussi enthousiastes au regard des propositions faites dans le rapport, estimant que cela va permettre de compléter la loi du 11 février 2005.

Des progrès à l’horizon

A travers ce rapport, l’Apajh entrevoit des progrès qui vont permettre de mettre en place une société inclusive. Le parcours pourrait être plus fluide, il y aurait des projets de vie, des plans d’accompagnement, des décisions d’orientation, des séances de formation et la prise en compte des besoins de la personne. De par ces principes, les Agences Régionales de Santé (ARS), les collectivités et les responsables d’établissements pourraient travailler ensemble et d’une toute autre manière.

Prise de conscience

L’Unapei, une association de familles et proches de personnes au handicap mental, est contente de constater ces actions menées et qui ont fait prendre conscience de la situation actuelle, un véritable drame du fait qu’aucune solution n’est proposée par la société et que les acteurs ne réagissent pas. Pourtant, le fait de ne jamais délaisser qui que ce soit relève de la tâche du soignant et du social.

Des moyens à mettre en oeuvre

Les propositions contenues dans le rapport correspondent à celles émises par l’Unapei au cours des groupes de travail. D’après cette association, il est nécessaire d’appuyer financièrement les réponses territoriales et de ne pas se limiter au financement des places. Il faut donc mobiliser d’autres moyens. Dans le rapport, les MDPH jouent le rôle de pivot et doivent se constituer en accompagnants et en assembleurs. D’après l’Unapei, s’il n’y a pas de soutien solide et d’incitation des MDPH, le système continuera à se solder en échec. Il est temps de redéfinir les compétences de chaque acteur, au moment où des réformes territoriales sont faites.

Nécessité d’un plan d’action

Ce rapport incite les autorités publiques à prendre des décisions importantes, notamment concernant la modification de tarifs. Pourtant, un rapport similaire a déjà été remis auparavant et deux ans plus tard, rien n’a bougé. Certains craignent alors que ces analyses bien fournies n’aboutissent pas à grand-chose. Les associations attendent donc un plan d’action et un calendrier. Le cas échéant, l’Unapei, se relancera dans la lutte. Il s’agit d’un enjeu de taille.

 

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